Show Man

Show Man
...
- Et c'est ton amoureuse Pascaline?
- Oui!
- Ah! Elle doit être jolie! Ca te fait quoi quand tu la vois?
- Jsuis tout émoustillé!
*rires*
- Et elle a les yeux de quelle couleur?
- Rougeees!
- Oh euh... et ben elle doit être très belle alors! ... Ahem...

Ma mère et mon ptit couz' Alexis, même pas trois ans...

# Enviado el miércoles 28 de octubre de 2009 14:57

Et elle rêve encore

Et elle rêve encore
D'un réalisme suranné, au creux de la longue chaise à bascule, Clothilde, vieille compagne des heures échoués sur des rivages sales, fume. Sous les eclairs du feu mourrant, le salon prend des airs de tombeau cajoleur et parfois, la longue pipe semble s'enrouler comme un serpent paresseux, ronronnant au visage de sa proie. L'embout en est tout grignoté, façonné par les soirées rêveuses. Et Clothilde espère l'oubli, Clothilde croit que ce baiser au goût de bois mouillé va lui être rendu par une ombre quelconque qui prendrait naissance dans la fumée lourde.

Cl
othilde, ce n'est qu'un assemblage délicat de brindilles fragiles recouvert d'un voile de rides. Tu semble dispartre déjà, le temps et les volutes t'estompant comme un vieux dessin d'enfant.

Par quels sen
tiers étranges en es-tue arrivée là?


Innombrables,
ignorants, voguants sur les déchirures, à l'orée de tes sens, dans ce ciel que tu ne vois plus, à peine plus que des cendres jetées dans le souffle d'une page qui se tourne, ce sont tes vieux jours, Clothilde, amassés pour un feu de joie, qui se consument dans ta propre cheminée, ce sont eux, encore, que tu aspires et expires, que tu embrases et craches dans l'air morne de ton salon jauni de dentelles.


Tu es ce q
u'on retrouve et ne ramasse pas après les grands brasiers. Car tu survis toujours à la braise, et du feu ne reste que la douloureuse empreinte sur ta rétine.
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# Enviado el viernes 16 de octubre de 2009 15:24

Modificado el sábado 17 de octubre de 2009 09:18

Blanche

Blanche
Le jour se lève sur mes pensées à marée haute,
Ritournelle entêtante comme un parfum de femme,
Mes doutes et mes espoirs s'essoufflent sur la même note
Comme un oiseau chanteur, mon esprit fait ses gammes.

Sa main pâle encadrant sa joue est un écrin,
Tout son visage me semble un galet d'opaline.
Comme un rocher précieux, la mer l'enlace d'embruns
Et elle devient la maîtresse du soleil platine.

Ce trop cher spectacle que seul le ciel devrait voir,
M'y voilà convié; Je regarde l'enfant des dieux.
Mais après celà, à quoi pourrais-je encore croire
Si ce n'est que tout l'univers meurt dans ses yeux?

Il existe des heures où le monde peut s'arrêter,
Répondant aux ordres de sa précieuse cavalière,
Son dos de vieille planète se brûle à sa beauté
Pour voir son visage psalmodier de blanches prres.

Q
uand son talon léger vient effleurer le sol,
Des fantômes de nacre s'enlacent dans une fumée tendre.
T
oujours, sur son passage, les vieux amours s'affollent.
E
lle se surprend à ranimer de vieilles cendres...
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# Enviado el martes 15 de septiembre de 2009 13:45

Modificado el jueves 26 de noviembre de 2009 10:41

Mais c'était juste une ombre



[...And it's all?]

# Enviado el martes 09 de junio de 2009 14:34

Ainsi soit-elle

Ainsi soit-elle
Enfers des dimanches suppliciés, vagues sordides, luisantes et vaines. Absente, mon âme, tu sens le renfermé, odeur de toile d'araignée, odeur de vieux secrets, suaves, séniles, silencieux. Brûlés puis abandonnés sous terre, si loin des mains des autres. Quand reviendront les usurpateurs et les comédiens, les acteurs de ce vieux bonheur râpé?
Vue sur la mer, vue sur ma sirène, beauté lunatique. Je l'aime d'une ranc½ur sans pareil, ce serpent alangui dont le venin est un mensonge. Écailles hypnotiques qui font danser les illusions. Et les ombres chantent la mort des lendemains, dans un grand bûcher sans ardeur, un peu pâle, un feu de joie fatigué d'avoir trop festoyé, trop dévoré.
Glissant avec mollesse dans le bleu, elle disparait et m'appelle, mais son visage, toujours, laisse sa marque à la surface et on dirait un cadavre qui hésite encore, refusant de couler, ne sachant pas flotter.

L'ivresse est de mise, car ce n'est plus de l'eau. Ma sirène, si belle, si morte d'un excès qu'elle adule encore.

Enfant d'un jour pourri.




[...And it's all?]

# Enviado el domingo 07 de junio de 2009 17:07

Modificado el lunes 08 de junio de 2009 15:04